Journée internationale du professeur de français, le niveau de la langue baisse

Le Burundi est état – membre de l’OIF (organisation Internationale de la francophonie) depuis 1970.Selon les chiffres de l’OIF, le Burundi n’a que 9% de francophones en 2022. L’association des enseignants de français déplore  l’absence de compétences chez les enseignants et les apprenants. Pour une bonne maîtrise de la langue, l’ABEF en appelle tous  à aimer la lecture, une bonne source.

 Ce jeudi  24 Novembre 2022, l’école française de Bujumbura abrite les cérémonies de la journée dédiée aux enseignants de français. Même s’il reste confiant, Pierre Nduwingoma, président de l’association burundaise des enseignants de français énumère les défis qui mettent à mal la compétence en français chez les éducateurs ainsi que  les apprenants.  Il cite entre autres : La crise de la personnalité de l’enseignant. Pour Nduwingoma, certains enseignants exercent ce métier non pas par amour du travail mais en vue d’y chercher à manger seulement ainsi que ceux qui n’ont pas de connaissances pour mieux dispenser le cours.

9% de francophones pour le Burundi c’est très peu

” Étant donné que le Burundi est membre de l’OIF depuis longtemps, je pensait qu’on en est à  peu près 60% des gens qui parlent français “. Estime Patrick Irakoze, journaliste évoluant dans la presse radio à Bujumbura. Pour lui, ces jours la maîtrise de la langue française est mise à mal par divers facteurs à savoir l’émergence  de l’anglais, la culture du livre qui a chuté…

Quant à lui, il arrive même que les gens mélangent les langues en pleines émissions sur la radio, ce qui n’est pas bon. Ils déplorent également le fait que la plupart des lauréats  du baccalauréat ont du mal à parler correctement français. Irakoze  propose le retour à la lecture de bouquins et à fréquenter les évènements culturels où l’on parle en français pour booster le niveau.

Un problème à la base         

Gabriel Ndayitije enseigne dans une école fondamentale en mairie de Bujumbura. Il déplore le fait de voir un élève finaliste des humanités qui n’est pas capable de construire une phrase en français. À la question de savoir si la dictée des notes est possible, Ndayitije fait savoir que si jamais vous le faites, certains élèves écrivent une langue jusqu’ici difficile à déchiffrer.

Même son de cloche chez David Courtois Niyoyitungira enseignant à l’intérieur du pays. En ce qui est des causes à cette chute de compétences, il cite l’instabilité dans la méthodologie d’enseignement ainsi que l’instabilité des programmes à l’école fondamentale. À cela,  Niyoyitungira ajoute  que les textes régissant  la délibération font que les apprenants aux faibles compétences avancent de classe. Bien plus la question de certification. Pour David, généralement il est des fois où l’on certifie des élèves avec un niveau très bas. À cette longue liste de défis, il ajoute le découragement des petits apprenants suite au chômage que vivent leurs aînés qui ont terminé l’école avant.

Les remèdes …

Comme le dit Victor Hugo  “L’esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas “. Pierre Nduwingoma, professeur d’universités et président de l’association burundaise des enseignants de français appelle tout un chacun à la lecture car c’est en lisant que l’on apprend des nouvelles terminologies, l’on se divertit et se renforce. Il n’oublie pas de saluer les initiatives de certains étudiants qui participent à des concours  d’éloquence et ceux qui s’exercent à écrire textes et poèmes.

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