Santé: journée mondiale de l’ hygiène menstruelle: toute la communauté interpelée

Une fille en menstruation ne doit pas interrompre ses études, elle doit plutôt les poursuivre aisément sans discrimination, annonce faite par Dr Forent Ishimwe de l’ association JARS OF LOVE COMMUNITY Inzavya z’ urukundo (JLC) lors d’ une séance de sensibilisation sur les préalables en ce qui est des menstruations à une communauté bénéficiaire de Ceceni, zone Kanyosha en mairie de Bujumbura (Ouest du Burundi), capital économique du pays. Pour ce professionnel de la santé, les écoles devraient disponibiliser des locaux où peuvent se changer les filles en période de menstruation en vue de faciliter leurs études car déplore – t- il, certaines filles optent pour cesser les études à cause de cela. Il demande aux autorités scolaires de s’ approprier de cette question pour le bien – être la fille au Burundi .

Quant à Dacia Munezero, présidente de AWOR ( Action for Women’s Right ), les parents et surtout les mamans doivent prendre le devant en parlant aux enfants de ce qui est des changements de leurs corps au lieu de proférer des mots incompréhensibles ou encore peuvent- ils les amener chez les médecins afin que les filles ne soient pas surprises du changement de leur corps.

En marge de cet événement marquant la journée mondiale de l’ hygiène menstruelle les membres de la communauté de Ceceni de la zone Kanyosha (commune urbaine de Mukaza au Sud de la ville de Bujumbura) ont bénéficié d’ une aide composée d’ un kit de dignité chacune dans une cinquantaine de la gent féminine.
Pour rappel, les études révèlent que plus de 64% de filles en âge de reproduction pensent que les menstruations sont caractérisées par un écoulement du sang seulement tandis que plus de 81% de filles ont eu peur le premier jour de leurs menstruations comme l’ indique Dr Gérard Nsengiyumva , médecin à l’ Association Burundaise pour le Bien être Famillial (ABUBEF).